Le breakdance fera ses premiers pas dans l’arène olympique aux Jeux de Paris en 2024, principale nouveauté d’un programme moins copieux qu’à Tokyo mais modernisé et paritaire, a tranché lundi le Comité international olympique (CIO). Etape clé dans la préparation des JO parisiens, la commission exécutive du CIO a validé un menu destiné à “réduire le coût et la complexité liés à l’accueil des Jeux”, selon son patron Thomas Bach. Le nombre d’athlètes passe donc de 11.092 à Tokyo à 10.500 à Paris, et les podiums de 339 à 329, tout en atteignant pour la première fois une stricte parité et en lorgnant vers “la jeunesse”, a résumé le dirigeant allemand, selon l’AFP. Parmi les sacrifiés: le 50 km marche hommes, au programme des JO depuis 1932. Cette course emblématique par sa gestuelle complexe et ses défaillances, comme celle du Français Yohann Diniz aux JO-2016 de Rio, sera remplacée par “une épreuve mixte à définir”, selon le CIO. Dans un communiqué distinct, la Fédération internationale d’athlétisme a annoncé envisager “une épreuve mixte de marche” et va consulter les athlètes avant une décision au plus tard fin mai 2021. L’haltérophilie et la boxe accusent les plus fortes pertes en athlètes et épreuves, signe du déclin olympique de ces deux fédérations historiques, secouées par les scandales de gouvernance ou de dopage. Parmi les grands gagnants, les quatre disciplines “additionnelles” ajoutées aux 28 sports olympiques d’été: outre le breakdance, le CIO a reconduit l’escalade, le surf et le skateboard déjà programmés à Tokyo. “Il va y avoir un vent de fraîcheur derrière ces nouveaux sports”, s’est réjoui lors d’un point presse Jean-Philippe Gatien, ancien pongiste médaillé d’argent aux JO1992 et directeur des Sports de Paris-2024.